Archives de l’auteur : Cléo PACE

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Ce film, réalisé par Angiola Janigro et dont Leo est le sujet, est une approche indirecte de Leo comme artiste. Le film souligne la façon qu’a Leo de faire de chacun de ses gestes les plus banals une manifestation de son art. Ils sont toujours ceux par lesquels l’artiste en lui s’exprime.

Il film è il ritratto di un artista visivo di cui si vuole cogliere l’operare in uno spazio sospeso tra il segno e il vivere.

 

 

autres œuvres

Voici d’autres grands dessins et peintures que Leo a gardés dans ses cartons à dessin.
Et puis, je tenais à partager avec vous ce qu’un artiste, qui ne connaissait pas Leo, a ressenti et écrit
après avoir pris connaissance de son travail sur ce site.

« Ce ne seront ici que mes impressions, imparfaites, partiales, devant les œuvres qu’il faut appréhender de manière globale,
puisqu’il y a, chez Leo Mingrone, quelque chose qui fonctionne comme un tout.

Pourquoi un artiste fait-il ce qu’il fait ?
Comment la vie même, prenant des chemins de traverse, se retrouve
si étroitement intriquée à la fin dans ce qui nous est donné à voir?
Il me semble qu’on ne peut ici dissocier les choses.
Rien n’a moins d’importance qu’une autre chose, et il est difficile d’établir une hiérarchie.
En tant qu’artiste on travaille quotidiennement sans doute avec l’idée de la mort, bien que cela ne soit dit.
On ne le fait pas pour laisser une trace, mais plutôt mille traces, on ne fait pas ce que l’on fait
parce que c’est sympathique ou drôle, on le fait parce qu’on ne peut pas faire autrement.
Cela s’impose »
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remerciements

Entre l’idée du site et sa réalisation, il y a non seulement eu Penelope qui lui a donné la forme qu’il a aujourd’hui. Mais il y a eu aussi les amis de Leo qui, grâce à leur générosité, ont permis que ce joli travail soit rémunéré à sa juste valeur. Que ces amis soient ici chaleureusement remerciés.
Jacques Fillion, Mario Monteforte, Stefano Petrella, Livia Scheller, Arnold Schmidt, Maurice Toutevoix.

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carissimo leo…

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Assemblage fait par V. à partir des cartes et mots reçus de Leo tout au long de leur amitié.

Leo,
Tu étais né le 18 octobre 1947, deux mois avant la promulgation de la constitution qui avait donné naissance à la première République italienne. Et moi en 1951, obtenant le droit de vote (avec toutes les femmes suisses) en 1971 l’année de ma majorité.
Nous nous étions rencontrés (en 1978 il me semble) dans une cuisine, à Pully, un matin, alors que je me réveillais tout juste. Cette cuisine, tu étais venu la repeindre avec Isaline pour gagner un peu d’argent lors de l’un de vos séjours en Suisse ; c’était celle de Claude Champion.
De loin, j’aimais ta manière lente et subtile de choisir les couleurs exactes que tu voulais utiliser. J’aimais ton exigence impérative à vouloir donner de la beauté à cette pièce vieillotte et sans grand attrait.
Plus tard, avec Claude, nous vous avions rendu
visite à Rome, au retour d’un long périple chaotique qui nous avait conduit en Crète, puis en Grèce, puis en Calabre ton pays d’origine.
Rome, cette ville que j’aimais tant depuis l’enfance, et dans laquelle j’avais un peu travaillé très jeune, ainsi que le cinéma et les cinéastes que nous aimions nous avaient immédiatement rapprochés.
Et puis un jour vous avez déboulé à Lausanne (quand, au fait?)… et moi je suis partie à Londres.
Pendant ces années nous nous sommes croisés ici ou là ; les conversations téléphoniques étaient longues mais très rares ; le courrier postal par contre un plaisir toujours renouvelé.

La proposition de Cléo m’enthousiasme et me bouleverse tout à la fois. Le site qu’elle te dédie te plairait sans aucun doute.
Mais comment parler de cette histoire ? lire la suite…

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Technique mixte, 10,5 x 15 cm.

Très tôt, Leo a utilisé le format 10 x 15 cm, celui d’une carte. Peut-être était-ce celui qui convenait le mieux à sa forme de créativité et à son mode d’expression? Mais surtout, ce format permettait d’envoyer ces dessins et collages à ses amis. Et parfois aussi ces petits dessins, collages et tempera pouvaient être utilisés par Leo comme esquisses pour de grands formats, ou être insérés dans les fenêtres d’anciens albums de photos de famille.
Et puis existent également de plus petits dessins, ceux des petits carnets. Voici des exemples de tout cela :

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la musique

« Sans la musique la vie serait une erreur, une fatigue, un exil. »
Friedrich Nietzsche

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« Malentendus de la musique US : Ellington mieux que Gershwin (que pourtant tous s’accordent à trouver ‘joli’) – et Frank Zappa meilleur que Philip Glass, dont on chante pourtant les louanges. »

La musique occupait une place très importante dans la vie de Leo. Il en écoutait chaque jour et ne pouvait vivre sans. Qu’il s’agisse de musique classique, de musique contemporaine, des chansons, plus rarement du jazz. Encore qu’il appréciait certains musiciens de jazz.
Il n’est pas facile de représenter cette aspect de la vie de Leo, je peux seulement citer quelques musiciens.

Brigitte Fontaine / Frank Zappa / Gianna Nannini / Bob Dylan / Karlheinz Stockhausen / Gérard Grisey / Loredana Berté / Frabrizio De André / David Bowie / Lucio Battisti / Johann Sebastian Bach / David Byrne / Brian Eno / Luigi Tenco / Johannes Brahms / Léo Ferré…

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petites phrases

logoleo3Leo aimait beaucoup, comme nombre d’entre nous d’ailleurs, copier des phrases de ses auteurs préférés ou reprendre des graffitis vus dans les villes où il passait. Il en faisait des cartes ou les copiaient sur l’ardoise de la salle-de-bain. En voici quelques-unes des plus intéressantes.

expositions

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Affiche de l’exposition que Leo a faite à Lausanne en 1987.

Leo a fait plusieurs expositions de ses travaux, à Rome (1966 et 1985)
et à Lausanne (1979, 1984 et 1987).
1966 – Via delle Quatttro Fontane, Rome.
1979 – Galerie Uniart, Lausanne (organisée par M.Viguet).
1981 – Méliès, Montréal.
1984 – Rinascita, Lausanne (organisée par la Colonie libre italienne).
1985 – Hermès, Rome (organisée par L. Franceschini).
1985 – Italianisches Kulturinstitut, Munich.
1987 – Galerie France, Lausanne (organisée par M. Viguet).

Pour celles et ceux qui lisent l’italien, voici un long article sur une exposition personnelle de Leo, Via delle Quattro Fontane, en 1966.

Articolazione espressionista :
la pittura di Leo Max Mingrone,

Antonio Marasco, in Vivere, gennaio 1966.

Il giovane pittore Leo Max Mingrone è un poetico interprete della «pittura oggettiva» e,
a giudicare dalla sua intensa attività, le sue opere risentono di un costante ritmo ricco di
essenzialità, di semplificazione, di organicità strutturale che allontanandosi dall’angustia
del descrittivismo s’inserisce nella trafigurazione con l’apporto d’immagini, di risonanze
cromatiche, e talvolta di una celebrativa cosmonogia (cf. Crocifissione e Apparizione mistica).
Il pittore, a differenza di molti altri coetani, rientra nelle linee figurative con un atto di coraggio, comunque voglia considerarsi l’efficienza e la validità del suo orientamento.
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