carissimo leo…

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Assemblage fait par V. à partir des cartes et mots reçus de Leo tout au long de leur amitié.

Leo,
Tu étais né le 18 octobre 1947, deux mois avant la promulgation de la constitution qui avait donné naissance à la première République italienne. Et moi en 1951, obtenant le droit de vote (avec toutes les femmes suisses) en 1971 l’année de ma majorité.
Nous nous étions rencontrés (en 1978 il me semble) dans une cuisine, à Pully, un matin, alors que je me réveillais tout juste. Cette cuisine, tu étais venu la repeindre avec Isaline pour gagner un peu d’argent lors de l’un de vos séjours en Suisse ; c’était celle de Claude Champion.
De loin, j’aimais ta manière lente et subtile de choisir les couleurs exactes que tu voulais utiliser. J’aimais ton exigence impérative à vouloir donner de la beauté à cette pièce vieillotte et sans grand attrait.
Plus tard, avec Claude, nous vous avions rendu
visite à Rome, au retour d’un long périple chaotique qui nous avait conduit en Crète, puis en Grèce, puis en Calabre ton pays d’origine.
Rome, cette ville que j’aimais tant depuis l’enfance, et dans laquelle j’avais un peu travaillé très jeune, ainsi que le cinéma et les cinéastes que nous aimions nous avaient immédiatement rapprochés.
Et puis un jour vous avez déboulé à Lausanne (quand, au fait?)… et moi je suis partie à Londres.
Pendant ces années nous nous sommes croisés ici ou là ; les conversations téléphoniques étaient longues mais très rares ; le courrier postal par contre un plaisir toujours renouvelé.

La proposition de Cléo m’enthousiasme et me bouleverse tout à la fois. Le site qu’elle te dédie te plairait sans aucun doute.
Mais comment parler de cette histoire ? lire la suite…