il faut continuer de te parler, Leo

leo_laura

Il faut te parler Leo, continuer à le faire.
Ici c’est Livia qui le dit, puis Renato fera sa part quand il se sera habitué au fait qu’on est mortels
et toujours vivants…
Le jour où on est arrivé vous voir à la Chapellière, ça fait quelques années,
quelle tendresse éprouvée, pour la bouteille – chacun la sienne – d’eau minérale à côté du lit,
avec une fleur dans le verre.
Puis tes grands yeux pour suivre les mots et ton sourire,
de celui qui savait beaucoup sans devoir le dire.
Et l’histoire d’amour pour le prince Arnold, quand tu l’as racontée
j’ai pensé que Tolstoï n’aurait pu mieux décrire ce qu’est rêver d’un homme.
Je te l’ai murmuré une fois au téléphone, si tous les garçons étaient comme toi,
que la terre serait faite de merveilleux bavardages
ceux qui sont légers mais travaillent, peu à peu, les cœurs les moins souples.
Il faut qu’on t’imagine faire encore un film,
puis des voyages, puis des tableaux ;
puis parler, puis continuer à tomber amoureux de ton homme.
Il faut continuer à babiller entre nous les quatre vérités qu’on a découvertes
et dont l’essence est celle de ton sourire.
Ciao Leo, je t’entends et Renato, toujours en voyage, mais aujourd’hui avec le cœur trop serré,
te serre aussi dans ses pensées.

Livia et Renato